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Pourquoi une thèse sur le handicap ? (3)

Pourquoi une thèse sur le handicap ? (3)

Cette période de solitude universitaire étant enfin passée, je m'engageais dans la poursuite du Master. J'étais d'ailleurs le seul à suivre cette voie-là. C'était un M2 Pratiques et Ingénierie de la Formation (PIF) Handicap et Besoins éducatifs particuliers (HBEP). Mes enseignants me connaissaient et j'entrais avec une certaine facilité en M2. Alors que d'autres passent par la sélection entre le M1 et le M2, j'étais plutôt confiant, même si, je ne voyais pas vers quelle voie cette formation universitaire allait m'emmener.

À cette époque-là, l'idée de la thèse n'était pas présente à mon esprit, même si des membres de ma famille m'y poussaient et me conseillaient. J'étais encore en phase de transition. Cette année-là s'organisait quasiment de la même manière. Les cours étaient en fin de journée ou dans l'après-midi. Il y avait beaucoup de dossiers à rendre et de nombreux cours étaient en Formation ouverts à distance (FOAD). Mais je n'étais plus seul dans ma promo et tous venaient aux mêmes cours que moi. Je retrouvais enfin l'ambiance d'une classe "ordinaire".

Je participais toujours autant parce que le sujet m'intéressait. Et puis, il y avait des stages qui allaient chacun à leur manière m'apporter de nouveaux éclairages sur mon avenir. Et puis, j'ai fait la rencontre d'une de mes enseignantes qui sont actuellement ma codirectrice de thèse et sans qui rien de tout cela n'aurait été possible. J'effectuais donc mon premier stage dans une association qui accueille des personnes porteuses de trisomie 21 et j'avais un premier aperçu de ce que l'on appelle la déficience intellectuelle avec des enfants.

Même si le terme "déficience" n'est pas du tout adapté à leur situation. Mais en parallèle, j'avais reçu un mail par l'intermédiaire d'une de mes enseignantes qui concernaient une recherche à effectuer avec des Établissements ou Services d'Aide au Travail ( ESAT). C'était une opportunité à laquelle j'avais répondu tout de suite, mais j'avais déjà un stage pour le premier semestre et je m'attachais aux jeunes rencontrés au sein de mon stage. Je validais ce stage avec une excellente note, mais je doutais encore pour le semestre suivant. Il nous fallait un stage plus loin, un stage plus professionnel et je savais que je ne pourrais pas le faire avec l'association, même si j'y étais très attaché.

J'ai finalement accepté la proposition de recherche en ESAT avec l'UNIFAF. Tout s'enchaîna alors rapidement, il y eut quelques rendez-vous téléphoniques avec la personne concernée et nous fumes invité au comité de pilotage inauguré par UNIFAF à Châlons-en-Champagne. Leur demande était claire et confuse, car ils nous demandaient d'établir des questionnaires sur la formation professionnelle des travailleurs handicapés dans les ESAT. Après quelques réunions avec une de mes enseignantes, on parvint à identifier une problématique sous-jacente à leur demande : "Quels sont les besoins de formation des travailleurs handicapés en ESAT ?"

Nous avons donc travaillé à la réalisation d'un questionnaire avec les autres membres du Master. Ce n'était pas un travail que j'aurais dû effectuer seul, mais personne d'autre que moi n'était autant impliqué et emballé par le projet de recherche. Ma directrice de mémoire qui est actuellement ma codirectrice de thèse accepta de m'accompagner dans cette thématique tout au long de l'année. 

De plus en plus, l'idée d'une thèse s'infiltrait en moi. Mais si je voulais vraiment aboutir, il fallait que j'en parle en cours, il fallait que j'en parle à ma directrice de mémoire. 

 

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Jérôme Jouret


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