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Histoire du handicap : l'antiquité

Histoire du handicap : l'antiquité

La prise en charge des personnes en situation de handicap a toujours été délicate. Mais qu'est-ce qui a changé depuis l'antiquité ? Comment étaient-ils pris en charge ? 

Le but de cette chronique est de remonter et de faire un descriptif de chaque époque, de leur prise en charge à travers l'évolution de l'humanité. Outre la loi du plus fort qui a longtemps été une question de survie pour les peuples, la question est de savoir, pourquoi faire survivre les plus faibles et les plus vulnérables ?

Le parallèle entre la vieille et le handicap ont la même origine : un corps défaillant, dégradé. Comment est-on passé de la survivance du plus apte pour reprendre les mots de Darwin à la prise en charge des plus faibles ?

Ovide écrit "Le traité sur les monstres", parce que le rapport entre l'humain et la bête, l'animal sont extrêmement importants. Qu'est-ce qui nous rend différents des autres espèces ? Que fait-on de ceux qui s'écartent de la norme imposée par la majorité des "bien pensants" ?

Les "monstres humains" sont mis en avant, exposés, comme des bêtes curieuses. Ils ne sont ni tout à fait humains, ni tout à fait animaux selon les descriptifs de l'époque. La naissance d'un enfant différent est alors le présage d'un grand malheur pour la famille qui l'accueille. Ils sont parfois présage de malheur, mais parfois des amuseurs exposés parce qu'ils sont différents tels les Nains de Colopas. L'antiquité grecque est donc une période d'eugénisme et rares sont les "monstres humains" qui arrivent à avoir des vies heureuses, même parmi les amuseurs publics. 

La difformité fait peur parce qu'elle est présentée comme la colère des Dieux. Pourquoi cette peur ? Parce qu'il reste encore l'héritage des premiers hommes ou les plus faibles se faisaient dévorer et ralentissaient toute la tribu. Les peuples nomades de l'époque changeaient de camp tous les mois et ne devaient leur survie qu'à leur mobilité et leur adaptabilité, ainsi la sélection se faisait naturellement. Les plus forts survivaient et les plus faibles mourraient. Dés que les humains ont commencé à cultiver et faire de l'élevage, cette notion de survie a changé, mais l'héritage des premiers temps est resté. 

Il fallait justifier l'abandon des plus faibles...

Mais alors que certaines peuplades ont montré du doigt la difformité comme étant la colère des dieux, d'autres, telle que les Égyptiens ont eu, à la même période une autre vision de la différence. La difformité est également l'apanage des Dieux, mais ils sont acceptés, avec résignation, mais également avec empathie. Le nanisme est vu comme une représentation du mythe solaire qui représente la jeunesse éternelle. Le corps imparfait et inachevé est mis sous la protection des dieux pour le compléter. L'imperfection des humains est mise en avant et protégée.

Aujourd'hui encore il reste encore cette notion de "jugement divin" de la difformité qui est parfois accentué par la notion de karma. Naître dans un corps différent et handicapé est une épreuve en soi, c'est un parcours du combattant. La faute n'est plus rejetée sur les dieux, mais il existe toujours une forme d'injustice, de " pourquoi est-ce que ça m'arrive à moi ?". Alors, il faut trouver un fautif et cela, nous y arrivons très bien.

 

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Jérôme Jouret


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