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Adaptation, rééducation... réinsertion.

Adaptation, rééducation... réinsertion.

Comment a évolué la prise en charge du handicap ? Quels sont les tenants et les aboutissants liés au handicap ?

Le handicap est soit passager, soit permanent. Il nous limite dans nos activités de tous les jours. Une des premières classifications du handicap mettait en avant les "bons" handicapés et les "mauvais" handicapés. Il y avait d'un côté ceux qui étaient dans l'incapacité de travailler et ceux qui auraient pu être en capacité de travailler, mais qui ne le faisaient pas.

Les notions de handicap et de travail sont liées depuis très longtemps. Mais la prise de conscience a pris un essor grandissant depuis la première et la Deuxième Guerre mondiale. Même si ce même questionnement a toujours suivi les grandes guerres de l'humanité. À la seule différence que actuellement, on est également responsable de ceux que la guerre a mutilés. On a un devoir d'adaptation, de rééducation et de réinsertion.

La première image que l'on a du handicap est un fauteuil roulant, effectivement. Mais cela vient du fait qu'une personne qui n'a plus l'utilisation de ses jambes, ou qui ne voit plus ne pourra plus faire le même travail qu'elle faisait auparavant. Tout en sachant que pour être socialement accepté, il faut avoir un travail régulier, un revenu, des loisirs et le handicap qui survient au cours de la vie vient bousculer cet idéal.

La principale préoccupation sociétale du handicap est liée à la croissance économique du pays. Parce qu’après les deux guerres mondiales, ils ont dû reconstruire l'Europe et le monde. Il leur fallait de la main-d'oeuvre. Le physique est important parce qu'il est utilisable tout de suite par la société économique et productive. Il n'y a qu'à voir le manque de personnel dans les métiers manuels les plus physiques et les plus éreintants. Ce sont eux qui font tourner l'industrie et s'ils ne sont pas là, notre société s'écroule.

Un salarié dans une entreprise de charpenterie qui ne peut plus se servir de ses jambes va devoir trouver une alternative. Voilà pourquoi, on va alors parler d'adaptation, de rééducation et de réinsertion. Il n'y a pas de place pour le bien-être de la personne et pourtant, les défenseurs des droits des personnes en situation de handicap se focalisent dessus. Mais le paradoxe est présent quand on aborde la question de la déficience intellectuelle, de l'autisme ou de la trisomie. Ils n'ont pas de handicap physique ou alors très peu. Pour autant, ils sont davantage discriminés et mis à l'écart du monde professionnel alors qu'ils sont en capacité productive optimale.

Mais est-ce que classer le handicap en deux parties : physique et mental a-t-il réellement un sens ? Pour le monde professionnel la réponse est oui, pour le bien-être de la personne la réponse est non. La question délicate du handicap devient alors peut-on favoriser le bien d'un travailleur handicapé au travail sans classer ses limitations d'activités ? L'inclusion sans la classification est-elle possible ? Ce sont les questions que je me pose et que je vous pose.

 

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Jérôme Jouret


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