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Le handicap... social. Qu'est-ce que c'est ?

Le handicap... social. Qu'est-ce que c'est ?

Le handicap est une notion floue. J'ai déjà pu aborder et tenté de définir le handicap en me basant sur l'étymologie du mot, son histoire et son évolution historique. J'ai pu également déjà faire la distinction qui existe entre le handicap dit physique, psychique et mental. Lorsque cela atteint une partie du corps, la souffrance est visible par tous lorsque cela atteint le mental, c'est aussi visible. Lorsque le handicap est lié au comportement, c'est également visible. La question de savoir s'il existe ou non un handicap dit invisible est alors délicate, car aucun handicap ne l'est vraiment. Il peut être discret, mais la personne souffrante sait que son handicap n'est pas invisible parce qu'elle vit avec tous les jours.

Alors, il est parfois important de rappeler qu'il existe un autre type de handicap, le handicap social et qui n'est pas reconnu par la MDPH. Le chômage est un handicap social, la pauvreté en est un, l'illettrisme également. Comment agir dessus ? Les politiques actuelles s'acharnent actuellement à donner les chiffres du chômage qui sont de plus en plus impressionnants, même si les sources de ces données sont rarement mises en avant, ni le type de public qui a été interrogé.

Sur ce point-là, l'histoire apporte un éclairage intéressant. Comme on le sait, la notion de handicap est en lien direct avec l'économie et le travail. L'objectif même de formation d'adaptation, de rééducation n'avait que pour seul objectif de rendre la personne à nouveau financièrement rentable. Ainsi, il y avait alors une distinction entre le bon pauvre (celui qui n'était physiquement pas en état de travailler et qui était pris en charge par l'église et plus tard les associations) et le mauvais pauvre ( celui qui était en capacité de travailler, mais qui ne le faisait pas).

Le travail, la rentabilité, l'économie est un des rouages de notre société actuelle et dés qu'un des maillons de cette chaîne dysfonctionne ou n'est plus autant rentable qu'il devrait l'être, il doit être remplacé par une nouvelle personne. De ce fait, le handicap social est alors devenu peu à peu le nouveau "mauvais pauvre", celui qui est en capacité, mais qui ne peut ou ne veut pas travailler. Mais pourquoi ne pas s'interroger sur cette non-volonté de travailler ? Parce qu'effectivement, il y a une raison derrière cela.

Y a-t-il réellement un intérêt à aller travailler si c'est pour subir la pression sociale, le stress de la rentabilité et de la productivité, d'être remplaçable à tout instant ? Effectivement, il est intéressant d'entendre le discours prôné autour de la reconnaissance professionnelle, de la nécessité d'avoir une identité professionnelle, construite autour des valeurs de la personne et également en lien avec les valeurs de l'entreprise. Dans beaucoup de situations, la nécessité de travailler n'est pas basée sur ces notions, mais sur celles de subsistances, de "pouvoir nourrir sa famille". 

Travailler est une question de survie. Sinon le risque est de devenir SDF, chômeur. Et c'est un cercle vicieux qui questionne l'idée même de la réinsertion et de la réadaptation. Comment se passe l'insertion professionnelle des SDF ? La mendicité est-elle une forme de travail qui implique une reconnaissance sociale et une appartenance à un groupe professionnel "hors cadre" ?

Quels sont leurs parcours ? Le débat est lancé. À vous de jouer.

 

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Jérôme Jouret


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