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Première partie : Les besoins de formation des travailleurs handicapés en ESAT

Première partie : Les besoins de formation des travailleurs handicapés en ESAT

Cet article se base essentiellement sur l'étude que j'ai pu réaliser lors de mon Master 2 Pratiques et Ingénierie de la formation dans un parcours autour du handicap et des besoins éducatifs particuliers.

Cette étude a été réalisée en Champagne Ardenne durant l'année 2015-2016. Durant cette année j'ai donc pu réaliser une étude en partenariat avec UNIFAF à Châlons-en-Champagne. L'idée était de montrer et de mettre en évidence les problématiques liées à la formation professionnelle des travailleurs en ESAT. Pour aller au-delà de cette dimension de problématique de la formation professionnelle, des tensions sont apparues : 

- une tension entre l'aspect médico-social des ESAT et l'aspect rentabilité

- une tension entre les besoins de formation des travailleurs, les besoins de formation des moniteurs d'atelier et les besoins de formation des directeurs d'établissement.

J'ai donc réalisé des entretiens semi-directifs dans 7 ESAT de ce que l'on appelle maintenant la région Grand-Est. Les entretiens ont eu lieu avec des directeurs d'établissement, des moniteurs d'atelier et des  travailleurs handicapés.

Cette première tension entre l'aspect médico-social et rentabilité n'est pas seulement spécifique aux ESAT, mais également à la notion même de prise en charge d'une personne en situation de handicap. Dans les premiers temps, et notamment à la révolution industrielle et ensuite après les deux grandes guerres mondiales, il fallait reconstruire l'Europe. Mais comment faire avec toutes les personnes mutilées et infirmes ? 

La réadaptation a permis à de nombreuses associations de faire leur apparition notamment l'Association des Paralysés de France (APF) et de nombreuses autres. Parler de réadaptation, c'est également parler de réinsertion professionnelle parce que cela était l'objectif principal mis en avant.

Que ce soit au moyen-âge, à l'antiquité ou même encore avant, il y avait ceux qui ne pouvaient pas physiquement travailler et qui étaient alors "inutiles au monde" et ceux qui étaient en capacité de travailler, mais qui ne le faisaient pas ( handicap psychique, déficience intellectuelle, etc.).

La notion de prise en charge était alors au centre de ce débat : doit-on parler de rentabilité ou de prise en charge médico-sociale ? C'est là la première question à laquelle j'ai dû réfléchir dans le cadre bien spécifique des ESAT. Comment une entreprise, une institution qui ont pour vocation d'emmener les travailleurs handicapés vers le monde professionnel ordinaire gèrent-elles cette rentabilité ?

Des éléments de réponses sont alors apparus suite aux différentes visites que j'ai pu faire dans les ESAT. Et je me suis rendu compte que cela dépendant de la vision institutionnelle des directeurs, qui dépendant elle-même de leur propre parcours de leur vision du handicap. Cette même vision était alors influencée par les besoins de formation des moniteurs d'atelier qui étaient eux-mêmes influencés par les besoins de formation ou de changement de poste des travailleurs handicapés.

La première réponse apportée était alors celle d'une hiérarchisation des besoins de formation. 

 

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Jérôme Jouret


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