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L'idéologie de l'inclusion

L'idéologie de l'inclusion

L'inclusion n'est pas un phénomène récent, même si le terme peut paraître nouveau et novateur, porteur d'un nouveau sens.

L'histoire nous rappelle souvent que les deux notions d'intégration et d'exclusions ont toujours fait partie de l'évolution des civilisations, de la prise en charge de la différence. Ce sont les termes qui évoluent et qui éloignent de plus en plus l'individu des difficultés qu'il rencontre.

On est passé de l'infirmité au handicapé, pour arriver à la situation de handicap. On parle maintenant de besoins spécifiques. Le terme handicap tend à disparaître dans le langage scientifique, médical et même social parce qu'il est trop vague, trop imprécis et peut parfois donner naissance à des dérives.

Mais à la base de la théorique de l'inclusion, il y a la volonté d'adaptation, l'inclusion n'en est qu'un moyen, ce n'est qu'un outil et pas un étendard, un symbole. Et c'est là toute la difficulté que l'on rencontre actuellement quand on parle  d'éducation, de formation et d'adaptation, parce que l'on tente d'imposer l'inclusion, c'est une obligation légale, mais personne n'y est préparé ce qui créait de grosses tensions entre les parents, les formateurs, les enseignants et les enfants, mais également le monde professionnel.

L'inclusion est un processus qui ne fonctionne que si le milieu d'accueil met en place les adaptations nécessaires, les formations nécessaires et que les personnes qui y travaillent soient en parfait accord avec ces mêmes outils technologiques.

Pour que l'inclusion soit possible, c'est tout le système qu'il faut revoir, tant au niveau de la formation des enseignants, que la formation pour les parents, des entreprises et de la politique qui va avec.

Parce que l'état et la société ne peuvent pas agir spécifiquement, c'est par le biais de lois, de décrets et de décisions politiques qu'ils tentent de changer les choses. Et c'est aux personnes concernées de gérer les détails. L'exemple le plus concret est celui de la loi du 11 février 2005 qui commence à dater un peu. C'est une loi qui traite d'une manière globale les difficultés d'insertion des travailleurs handicapés.

Le travail de précision, d'ajustement revient aux régions, aux institutions et aux associations qui par le biais de luttes, de revendication vont pouvoir agir au niveau local. C'est par le biais d'initiatives personnelles que l'inclusion est possible et il ne faut pas s'attendre à ce que l'état ou la société prenne des décisions dans cette dynamique là parce que ce n'est pas son objectif.

La guerre de 39-45 a fait de nombreux morts, des blessés de guerre et l'état a du agir en urgence d'une manière globale mais ce sont les associations et les initiatives personnes qui ont fait évoluer les mentalités et la prise en charge réelle du handicap.

L'inclusion est un outil politique, idéologique et donc global qui a été détourné de sa fonction première. L'analogie qui peut aider à comprendre est la suivante : on ne pêche pas avec une grenade, mais avec une canne à pêche", il suffit simplement d'adapter nos outils à certaines situations.

La société a besoin de feed-back sur ce qu'elle propose et ils peuvent être soit sous la forme de propositions, soit sous la forme de revendications, mais c'est important de ne pas être réfractaire au changement car même au niveau local ou micro-social des institutions ou des personnes peuvent utilsier des outils non adaptés, prenant au pied de la lettre les propositions de l'état.

 

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Jérôme Jouret


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